L'histoire des bateaux au QuébecVers les années 1730, le «chemin du Roy» est la première route carrossable entre Montréal et Québec. Il faut deux (2) jours pour parcourir cette distance. Pour les villages longeant les rives du Fleuve St-Laurent, les canots, les chaloupes et les voiliers deviennent rapidement les moyens privilégiés pour les déplacements des passagers et le transport des marchandises. L'histoire des bateaux en MauricieBien avant l'arrivée des premiers européens en terre d'Amérique, les Amérindiens avaient depuis longtemps reconnus le site des chutes de Shawinigan. En langue algonquine la chute de Shawinigan se nommait Achawénégane. C'est Francis Hall, en 1816, qui changera l'orthographe pour Shawinigan qui réfère surtout au portage. Suite aux fusions municipales de 2002, Shawinigan est aujourd'hui la 14e ville en importance au Québec. Au XIXe siècle, le sciage de bois était l'activité première des travailleurs, surtout sur le territoire habité entre Trois-Rivières et la Tuque. Le bois scié était voué à l'exportation sur des navires chargés à Trois-Rivières. Afin d'assurer le transport des travailleurs vers l'intérieur des terres, les bateaux à vapeur, les canots et les barques étaient utilisés. Dès 1825, le Gouvernement de la province du Bas-Canada, reconnaissait qu'il était impossible d'ouvrir un chemin entre le Lac St-Jean, Trois-Rivières et la Tuque mïme en longeant les rives du Saint-Maurice. La forït étant trop dense, le seul moyen restait la navigation par le Saint-Maurice et ses affluents. Différents modes de transports sont utilisés aux cours des siècles pour traverser les deux rives. Au début du XIXe siècle, des chaloupes dont la coque repose sur des patins sont utilisées l'hiver. L'été, les chaloupes sont remplacées par des horseboats (bateaux mus à l'aide de chevaux grâce à une courroie sans fin actionnant des roues à aube). C'est en 1880 que les traversiers à vapeur assurent le transport des passagers et des marchandises. Dès la fin du XIXe siècle, les résidents des villes et des villages sur les rives nord et sud du Saint-Laurent, au centre du Québec, demandaient aux gouvernements du Canada et du Québec de construire un pont pour permettre le développement du «Centre Géographique de la province». Le traversier Marie-Louise, un petit bateau vapeur de 40', permettait, de 1899 à 1912, de traverser Almaville et Shawinigan). Maintes discussions et manifestations auront lieu entre les divers intervenants. En 1960, une promesse électorale (1960) viendra consolider les efforts des citoyens et en 1964 débutera les travaux de constructions du Pont Laviolette. En 1935, Moïse Cadorette fonde, à St-Jean des Piles, une entreprise de fabrication de canots et de petits bateaux de plaisance. En 1956, il introduit la fibre de verre dans la fabrication de ses produits pour mouler ses coques, c'est une première canadienne. En 1979, deux entrepreneurs de la région acquièrent Moïse Cadorette avec pour objectif une croissance rapide. C'est en 1972 que Doral naît officiellement et en 1989, la compagnie déménage à Grand-Mère en joignant ses forces aux compagnies Thundercraft et Canot Cadorette. À la fin des années 90, Doral prend un nouvel essor avec son nouveau propriétaire actuel; Erwin Zecha. En 2005, Denis Jutras, vice-président actuel, revient chez Doral, après cinq ans d'absence. C'est sans contredit qu'il rallie les employés vers de nouveaux honneurs et surtout vers la satisfaction de la clientèle. Doral International est aujourd'hui une entreprise rayonnant dans plus de 25 pays à travers le monde. Doral Sport Boat à Midland (Ontario) et Doral International à Grand-Mère (Québec) sont des acteurs majeurs et redoutables dans le domaine nautique. La volonté des dirigeants et des employés à toutes les étapes de fabrication est sans contredit la carte secrète du succès de Doral! |
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